Archives, W 432, dossier 970, pièce 123 (jugement
2. A' oyez son interrogatoire (!'* partie, pièce 5). Une citoyenne Giroui et les citoyennes Pellier, mère et fille, qu'il voyait à Versailles pendant le séjour qu'il y faisait, avaient recueilli les propos dont on l'accusa. La citoyenne Giroux los a écrits sous la dictée des citoyennes Pellier et les dénonce. (/6{(/., pièce 6).
3 IbitL, pièces 15-41.
7 THERMIDOR : YOYENAD ET JOS. YÉRINE. 151
alors rejoint son cousin Yoyenau, qui avait acheté des marchandises pour les vendre de ville en ville, et trois ou quatre semaines après, le 18 février, il était arrêté avec lui à Montlhéry. Joseph Vérine avait perdu ses papiers, et tout voyageur était suspect alors. Leur affaire s'était compliquée d'une dénonciation. Le 17 février, ils s'étaient arrêtés dans une auberge à Linas, et il résulte des registres de délibération de cette commune, que le citoyen Rafflard avait rapporté d'eux ce propos : «qu'on avait décolé le roi etquecelaétoit mal; et quant à eux, qu'ils étoient aristocrates, et qu'ils ne s'en départiroient pas^ » Mais ce propos même était nié. On trouve en effet au dossier cette attestation du maire et des officiers de Montlhéry :
Nous soussignés, maire et ofGciers municipaux de la commune de Montlhéry,
CertiBons que le citoyen Joseph Vérine ayant été mis en arrestation étant suspecté d'émigration ni a pas été mis pour avoir tenus des propos contraires à la révolution, au contraire qu'il ni avoit aucun doute ni soupçons contre lui à cet égard ; qu*il s'est toujours corr porté très honnêtement et avec la plus grande descence, tant avant que pendant son arrestation. En foi de quoi nous leur avons octroyé ce présent.
En la maison commune, le vingt-six juin 1793, l'an deuxième de la République française.
(Suivent quatre signatures*.)
C'est la question d'émigration en effet qui avait été l'objet de l'enquête. Voyenau avouait qu'effrayé par ce que l'on disait, il avait été à Tournai le 19 octobre (1 791 ),