‹ Histoire du Tribunal révolutionnaire de Paris avec le Journal de ses actesChapitre 112 sur 333 · Wid , 1" partie, pièce · texte numérisé non relu

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\bi ClIiP. XLIX. — CONSP. DES PRISONS : LES OISEAUX, ETC.

et qu'après diverses excursions en Belgique, apprenant qu'on allait foire un décret contre les émigrés et n'ayant rien à se reprocher, il était revenu en France; le 28 septembre 1792, il se trouvait à Bruges, qui était aux Français, et depuis il n*avait plus quitté le territoire de la République\ Quant à Vérinc, on n*avait trouve absolument rien qui pût lui être imputé de ce chef. Cela n'empêcha pas de les retenir jusqu'au 19 messidor dans les prisons de Versailles. A cette date, le citoyen Crassous, représentant du peuple en mission dans le département de Seine-et-Oise, voulant, lui aussi, écumer les prisons, les Gt conduire au tribunal révolutionnaire de Paris', et l'accusateur public, les comprenant dans sa fournée, disait :

Voyeneau, se disant marchand forain, et Joseph Vérine, sans état ni domicile fixe, ont été arrêtés à Montihéry dans le courant de février 1793 pour s*y être vantés publiquement d*étre aristocrates, ajoutant qu'ils n'en départiroient pas, et y avoir dit, en parlant de la'mort du tyran, que l'on avoU très mal fait de faire périr le Roy ; il est d'ailleurs prouvé par les différents interrogatoires qu'ils ont subis à cette époque devant le juge de paix de ce canton , qu'ils ont fait différents voyages hors du territoire de la République, notamment Voyeneau, qui, de son propreaveu, a émigré en 1791... ; à l'égard de Yérine, son émigration en pays étranger ne paroit pas constante ; mais les différents voyages suspects qu'il a fait dans l'intérieur de la République, sans pouvoir justifier d'aucun certificat de résidence, ne permettent pas de douter de ses intelligences avec les conspirateurs'.

i. Deuxième interrogatoire, 5 juin.(ArchiTe«, W 432, dossier 970, pièce 97.)

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