‹ Histoire du Tribunal révolutionnaire de Paris avec le Journal de ses actesChapitre 115 sur 333 · Ibid., pièce · texte numérisé non relu

Ibid., pièce

J. MARTIN, ROSE UBOULLâYE, J. FOURNKR, MARIE LEROY. 157

lettre extravagante qui donnait la mesure de son esprit. Son

J*aime le roi François

n*en fut pas moins pris au sérieux, et lui coûta la vie.

Une même dénonciation avait été faite contre cr l^archimodéré Tabbé Jeanssial (Janthial), et Taristocrate fille LabouUaye. »

Rose-Françoise Laboullàye de Fessamvilliers (c'est ainsi qu'elle signe) était accusée d'avoir dit a que nous étions bien heureux de manger le sel à un sol, et que si le bon Dieu lui prêloit des jours, nous le mangerions plus cher; » et Janthial : « qu'il enverroit une bouteille de vin pour nos ennemis \ »

PosTEL Desminières : a que les émigrés étoient plus heureux que lui, et qu'ils avoient bien fait d'émigrer *• x>

Martin Ribetrex avait voulu émigrer et conseillé l'émigration',

Jean Buis, aubergiste, était accusé d'avoir pris part à un complot tendant à sauver le roi *.

Jean Fournier, adjoint des commissaires de guerre, ayant dit qu'il y avait 20000 officiers comme lui à Paris : « Puisque vous êtes 20 000 à ne rien faire, lui dit quelqu'un, je vous mettrai volontaires jusqu'à ce qu'il y ait des places vacantes. — Nous passerions de l'autre côlél'» '

Marie-Anne Leroy, pauvreiille des rues, était accusée d'avoir porté la cocarde blanche et crié : Vive le roi, vive Louis XVIL Cela était constaté par un procès-verbal rédigé sur l'heure même, 2 heures du matin :

1. Archives, Vf 433, donier 072, \*^ partie, pièces 36 et 38.

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