‹ Histoire du Tribunal révolutionnaire de Paris avec le Journal de ses actesChapitre 116 sur 333 · tVf., pièce 8g · texte numérisé non relu

tVf., pièce 8g

3. ïbid.^ 2* partie, pièce 17.— f. ïbid,, pièce 67,-5. /6ûf., piôcc53.

... A passé dans ladite rue une femme qui, sur l'interpellation à elle faite par un des deux factionnaires : ce Où est ta cocarde? » a répondu : <( la voilà » en montrant sa tète qui avoit pour toute coiffure un ruban blanc avec un nœud servant de cocarde. Passant avec précipitation la première sentinelle, la deuxième l'arrêta; elle lui dit qu'elle passcroit malgré lui : elle cria Vive le roi à plusieurs reprises , y ajoutant : Vive Louis XVII. La première sentinelle ayant cric A la gardey cette femme se rendit elle-même au corps de garde où elle a répété le^ mêmes paroles avec tout le sangfroid d'une contre-révolutionnaire décidée ^ .

Dans rinterrogatoire qu^on lui fit subir au comité révolutionnaire de Bonne-Nouvelle, le 29 messidor, elle se dit Marie-Ânne Leroy, âgée de 50 ans, sans état (elle n'eût guère pu l'avouer).

D. Où elle alloit ce matin à une heure et demie?

R. Qu'elle se promenoit pour prendre Tair en attendant que l'air la prenne.

D. Quand la sentinelle qui Ta arrêtée lui a demandé où étoit sa cocarde, ce qu'elle a répondu?

R. Qu'elle lui a répondu s'il ne voyoit pas qu'elle avoit une cocarde blanche.

D. Pour quel motif elle porte la cocarde blanche?

R. Ne pas vouloir porter le ruban tricolore.

D. Pourquoi elle ne veut pas porter le ruban tricolore?

R. Parce qu'elle vouloit un roi.

On a trouvé sur elle des cartouches et une pipe.

Souvenir d'un homme qu'elle n'aime plus parce qu'il sert la République.

..4 Elle a bu seule, attendu qu'elle ne rencontre que des patriotes sous ses pas et qu'elle ne les aime pas.

i. Archires, W 453i dossier 972, 2* partie, pièce 49.

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