‹ Histoire du Tribunal révolutionnaire de Paris avec le Journal de ses actesChapitre 120 sur 333 · Procès fouquier, n* '27, p · texte numérisé non relu

Procès fouquier, n* '27, p

THIB. REVOL. 1 U

162 CHàP. XLiX. — CONSP. DES PfelSONS : LES OISEAUX, ETC.

constituante, a suivi scrupuleusement la lûarchc qui lui étoit indiquée dans ses cahiers; ce n'est qu'après la plus grande persévérance et lorsqu'il vit que tous ses efforts éloicnt inutiles qu'il consentit enfin à Texamen des pouvoirs des communes. Il parvint à force d'inlrigues à se faire employer dans nos armées, dans la seule vue de les trahir comme Lafayette, Dumouriez et autres scélérats de cette espèce.

Gela disait tout. Mais la preuve? — c Ex-marquis et lieutenant général des armées de Capet*, ex-député de la noblesse à rÂssemblée constituante^ »

La charrelte envoyée à la maison des Oiseaux ce jour-là n'en avait emmené que onze détenus. Elle alla compléter son chargement à Port-Libre et au Plessis.

Au Plessis, elle reçut Thérèse-Françoise de Stainville, princesse de Grimaldi-Monaco', la femme Monaco, comme disait Fonquier : c Jamais, dit un de nos récils, plus de grâces, de charmes, d'esprit et de courage ne furent réunis dans la même personne. » Déclarée suspecte en vertu de la loi du 17 septembre, et d'abord gardée chez elle, elle avait pris la fuite, ayant su qu'on la voulait mettre en prison, et elle fut recueillie par une amie qui brava les perquisitions pour lui sauver la vie. Mais ne voulant pas la compromettre, elle gagna la campagne, puis revint à Paris, où elle fut arrêtée '. Quand on lui remit son acte d'accusation, elle refusa de le lire : « Pas la plus légère émotion n'altéra ses traits ; elle distribua aux indigents, qu'elle soulageait habituellement, tout l'argent qui lui restait, embrassa sa femme de chambre, et se sépara de nous, comme après une longue roule on quitte des compagnons de voyage dont la société nous fut utile et

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