Courtois, Bapport, p
3. Voyei ce qu'il en dit si^ance du 9 thennidor. 7 heures du soir.
4. Un autre récit dit, qu'Hanriot arrivn ainsi jusqu'à Thôtel du comité de sûreté générale près du pavillon de Marsan et tout d'abord il mit Talanne au camp, liais un huissier cria : « Gendarmes, arrétez-le, il n'est plus votre général, il est en arrestation ; » et sur ce cri un des gendarmes le saisit. Un autre rapport lait aussi allusion à celte invasion du comité de sûreté générale à main année par Hanriot vers 5 heures du soir. (Courtois, Bapporf, n" xiii.)
que veux-tu que nous en fassions? Yeux-tu qu'on nomme une commission militaire qui le juge prévôtalement? — Ce serait un peu vigoureux », reprit Billaud. Robin s'en allait murmurant qu'on était donc d'accord avec lui, quand Barère accourant sur ses pas : c Fais-le reconduire au comité de sûreté générale, nous allons nous occuper de son alTaire. » On Ty ramena^; mais avant qu'ils eussent rien résolu , la Commune avertie avait agi.
Sur son ordre, un des hommes énergiques du parti, Coffinhal, vice-président du tribunal révolutionnaire, prend quelques artilleurs, arrive à son tour, force les portes, délivre le général tout ahuri. Un pas de plus et la salle de la Convention était forcée. Mais Codinhal avait accompli sa mission et Hanriot, tout étonné de se retrouver général, ne sut pas comprendre la sienne*. Il se replia vers la maison commune où de nouveaux personnages entraient en scène ^.
Ces personnages nouveaux qui, par leur présence, attiraient tout à eux, c'étaient les membres des comités, frappés d'arrestation. Les comités les avaient envoyés en prison : Robespierre, au Luxembourg; son frère, à Saint-Lazare; Couthon, à Port-Libre; I^ebas, à la maison de Justice du déparlement; Saint-Just, aux Écossais.
1 . Note de Robin communiquée à Courtois qui It publie dans son Rapport, p. 60; cf. b note de Dulac, ibid., n* xxxix.
2. Un homme de résolution, dit Tbibaudeau, se fût emparé du lieu des séances, eût fait tomber une douzaine de têtes et il eût de nouveau régné plus puissant que jamais. (Mémoirei, t. I, p. 83.) Ce n'est certes pas un conseil qu'il eût donné, mais c'est son impression sur l'état des esprits dans l'Assemblée dont il était membre.
3. Sur la délivrance d'Hanriot, Courtois, Rapport, p. 66, et n* xxzi, p. 4, n** XXXIX et xliii; G. Duval, Souvenirê thermidorietiê, t. I, p. 218. — La Commune pendant l'arrestation d'Hanriot avait nommé Giot général provisoire. Giot fut, ditron, asseï maltraité par Hanriot à son retour. (Courtois, Rapport,