Ibid., n** 77, ei Bulletin, p
PROPOS, ETC.; J. PAUHIEH; J. BOUYRËT; J. LOMBARD. 295
enterrée dans sa grange à son insu, dit-il. Pour le calice, il allègue la crainte des voleurs et ce n'était pas sans raison ^
Les témoins entendus, ajoute le Bulletin^ ont déposé unanimement des faits imputés à Bouvret. liCs débats ont été fermés* — et Bouvret condamné à mort; »
Le 1 9 (7 septembre) , Jacques Lombard, avant la révolution notaire à Montfaucon, et depuis instituteur à Macé, près GrandrPré (Ardennes); accusé d'avoir discrédité les assignats, parlé contre les décrets de la révolution et notamment contre la loi du divorce, et de plus (ceci eût été tout autrement grave si on l'eût prouvé), d'avoir donné des indications aux Prussiens lors de l'invasion du territoire français en 1792.
Il avait déjà été renvoyé pour ce fait devant le tribunal criminel de la Meuse : il y avait établi qu'il n'avait eu de rapport avec les ennemis que pour des contributions forcées; que loin d'avoir fait arrêter les autres; il avait été arrêté lui-même; et la preuve que sa démonstration avait paru concluante, c'est que la réponse du jury, afGrmative sur le fait des relations avec l'ennemi, avait été négative sur la question d'intention criminelle : ce qui l'avait fait acquitter^. Il n'en avait pas moins été repris et envoyé au tribunal révolutionnaire où le juge Denizot lui fit subir un nouvel interrogatoire \
Après le 9 thermidor, il pouvait croire qu'en vertu de la chose jugée il serait remis en liberté : il n'en fut rien, et un mois à peine s'était écoulé qu'il reçut son