‹ Histoire du Tribunal révolutionnaire de Paris avec le Journal de ses actesChapitre 223 sur 333 · Ibid,, pièce · texte numérisé non relu

Ibid,, pièce

son, mais que rhomme dont le sang est patriote, dans Tivresse même ne tiendra pas des propos aristocratiques, parce que ce sentiment ne peut naturellement naître dans une âme imbue de patriotisme.

R. Que depuis 29 ans il sait qu'il doit tout à son pays, qu'il aime la révolution.

Il avait été acquitté sur cette accusation par le tribunal criminel de l'Aisne (19 brumaire an II). Mais le jugement avait été cassé pour vice d'incompétence et il avait été renvoyé devant le tribunal révolutionnaire. Heureusement il n'y arriva qu'après le 9 thermidor : il fut mis en liberté en raison de son acquillemenl*.

La 2" sans-culoUide (18 septembre), c'est un officier d'une autre sorte, et le cas est assez sérieux :

Michel Carpentier ex- officier de bouche et depuis marchand de chevaux. Il avait tenu des propos extravagants : «que son père était occupé à la composition d'une poudre qui ferait sauter tout Paris. — (Son père était mort en 1779). Il paraît qu'il s'était vanté aussi de hanter l'aristocratie. On lit dans son interrogatoire :

D. Ne savez-vons pas que les hommes sont égaux et qu'il n'y a plus de titres de noblesse ? Pourquoi avez-vous dit ce même jour que vous iriez dîner chez une baronne?

R. J'allais dîner chez la cuisinière d'une baronne *.

Le 7 vendémiaire an III (28 septembre 1794), la citoyenne Desnos, femme Labarre, qui expiait à la Conciergerie, depuis le 6 octobre 1793, la fuite du citoyen Desnos, son frère, détenu d'abord dans le même lieu comme prévenu d'émigration. Elle exposait sa cause dans cette lettre adressée au tribunal :

i. Arehives, W 450, iiMll.

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