‹ Histoire du Tribunal révolutionnaire de Paris avec le Journal de ses actesChapitre 264 sur 333 · Ibid,, cf. p · texte numérisé non relu

Ibid,, cf. p

376 CUÂP. Vf. ^ LES QDATRE-YDIGT-QOiTORZE NANTAIS, ETC.

ces expéditions se faisaient par les ordres de Carrier, qui traitait les Nantais de contre-réyolulionnaires et disait qu'il ferait venir cent cinquante mille hommes pour les exterminer tous ^ ; mais voici ce qu'un témoin postérieur, Guedon, capitaine de navire et juge au tribunal de commerce, racontait de ce bon apôtre. Un jour qu'il était à dîner chez Ducrois avec Carrier, Robin et quelques autres, Sullivan placé à ses côtés, lui montra un couteau en lui disant qu'avec cette arme on pouvait couper le cou à un homme :

Je lui témoignai mon indignation, continue le témoin, sur les souffrances horribles qu'un pareil assassinat dcvoit causer aux malheureux sur lesquels on se le permettoit. Sullivan me répondit qu'il s'étoit déjà servi de son couteau, et qu'il avoit fait l'épreuve dont il me parloit, et Robin affirma le fait. Sullivan me détailla même la manière dont il s'y prenoit: a J'avois remarqué, me dit-il, comment les bouchers saignoient les moutons, je mettois la main sur l'épaule du ]^îsonnier, et je lui disois : « Toi, tu es un bon républicain, regarde un tel, il ne te ressemble pas. » Je lui faisois tourner la tète sur cette observation, et je profitois de ce moment pour lui plonger mon couteau dans le cou '. »

Après ce monstre furent encore mis en accusation :

Le 5 Paul Dccout, et le 8 François Coron, tous deux de la compagnie de Marat et de l'expédition du Bouffay; Coron qui dans l'audience du 4 chargeait si bien les autres*;

Le 21 BoDssY, et le 24 Boulât, aussi complices des noyades ;

Le 2 7 Jacques Gauthier, coutelier, aussi un des Marats,

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