ie/., p. 311; cf. p
DUCOUT, BOUSSY, GAUTHIER, GUILLET. ETC. 577
qui avait transmis des ordres à Lamberty pour de semblables expéditions ^ ;
Le 28 Pierre Guillet, membre du comité révolutionnaire, qui avait signé avec Goullin, Bachelier, Grandmaison, etc., les ordres des 16 et 17 frimaire an II, et la liste des prisonniers noyés dans la nuit du 24 au 25 du même mois ^ ;
Le 3 frimaire (23 novembre 1794), Jules Prout aîné, un des signataires des mêmes ordres, et Jean-Àntoine Grespin, un des Marats, qui avait aidé à les exécuter dans cette même nuit du 24 au 25 \
Mais il y avait un homme bien plus chargé que ces misérables, transférés journellement des rangs des témoins à ceux des accusés : c^était Garrier. Il n'y avait pour ainsi dire pas une déposition où il ne fût impliqué, soit pour un fait à lui personnel, soit comme principal auteur des faits reprochés aux autres ; tout y montrait de quelle façon il entendait ses pouvoirs de représentant du peuple en mission : un despotisme dont on ne vit jamais tant d'exemples que depuis que les rois étaient appelés communément despotes. Garrier à Nantes parlait à la tribune le sabre nu à la main \ symbole énergique : car sa parole était un glaive qui abattait les têtes. Les autorités les plus hautes de la ville, les agents mêmes du régime de terreur qu'il y faisait dominer osaient à peine se présenter devant lui. Le président de la commission militaire, une commission qui fit périr trois mille Vendéens, fut comme foudroyé par une de ses
i. Bulletin, p. 373 et 385.