Ibid., 1** partie, pière 42. — 5. Ibid,, pirce
armes contre sa patrie; il avait perdu le passeport avec lequel il était rentré de Vienne en France. C'était plus qu'il n*en fallait pour le faire traiter comme émigré ^
Le tribunal acquitta Anne TmEiuiT-DETKifNE. Voyez p. 36; Etienne Gaultier, cultivateur, et Laurent Legault, journalier, accusés d'avoir résisté à une réquisition de grains; J.-B. Légal, matelot, d'avoir été dans Tinsurrection de Toulon; Adrien Massuel dit Belloty vigneron, d'avoir provoqué des moissonneurs à demander une augmentation de salaire; Jean Fournier dit Carrée cultivateur, d'avoir tenu des propos tendant à jeter l'alarme, et abusé du nom d'un représentant; Jean Gadtron dit Bailly^ vigneron, pour quelques autres propos^.
Seconde section, — trente condamnés :
1^ Mulot de la Menardièrb et les seize religieuses carmélites de Compiègne. Voyez p. 40.
Plusieurs habitants de Strasbourg, accusés de complicité dans la conspiration des prisons de Paris : Jean Yung, etc. Voyez p. 37.
Jacques-Charles Michelot père, caissier principal de l'armée du Rhin, fut seul acquitté.
Puis diverses affaires isolées, émigration ou rapports avec les émigrés :
J.-André Delamel-Bournet (22 ans). Voyez p. 37.
Clément Borel, homme d'affaires de la citoyenne Pujolès, émigrée :
On lui demande a d'où proviennent les 596 louis 1/2 en or et les 54 liv. en argent et les bijoux, montres, lettres de change et autres effets dont il était porteur. »
— L'argent était à lui ; les bijoux à la citoyenne Pujolès.
a Interrogé où il a pris le mouchoir de linon brodé, à deux
1. Ai*chive9, W 420, dossier 055, 1" partie, pièce 30. Lejeune, malade, avait dA sortir de l'audience ; le tribunal ordonna que sa sentence lui fût lue à la Conciergerie (ibid,, pi^e 101), ce qui arrivait du reste bien des fois pour tous les condamnés.
2. Ibid.,, 1» ptftie, piècer. 51, 35, 10; 2* partie, pièces 53 cl 70.
rangs de fleurs de lys, ayant dans les joints le bâton royal et la main de justice ?
R. Que la citoyenne Pujolès l'a donné pour plier dedans tous les bijoux dont il était porteur ^ »
Loui.<e RiQUET femme Blaiseau, dont le mari avait été cuisinier de l'ambassadeur d'Angleterre, qu'il avait suivi à Londres. Elle avait fait des démarches pour la levée des scellés apposés chez lord Kerry, et on la supposait complice de Laffilard» caissier de la maison du roi, condamné le 2 prairial, qui lui payait pension*.
Théophile Keppler père, ci-devant syndic de l'abbaye d'AndIau qui, à la date du 26 janvier 1793, avait écrit au, ci-devant recteur du chapitre de cette abbaye :
<c La misère qu'on croyoit à son comble a augmenté depuis le malheureux sort du roi. »
Et il parlait de la persécution des prêtres orthodoxes, il plaignait le sort des émigrés '.
Ferdinand Morel, perruquier, et Louis-Joseph Y von, courrier de la malle. Voy. p. 38.
D'autre part, un ultra-révolutionnaire, étranger do naissance et naturalisé en 1769, Antoine-Louis-Isaac (JiLifER, ci-devant président du comité de surveillance de Clichy. On l'avait dénoncé comme arrêtant arbitrairement les citoyens et gardant pour lui ce qu'on trouvait chez eux^. Mais de plus, il osa insulter les autorités constituées de son endroit. Il envoya demander par un de ses ouvriers, m si son âne n'étoit pas dans [le conseil de] la commune^. » Cet outrage lui fut fatal.
Charles-Honoré Tellier, ancien grellGer du tribunal de paix à Marseille. On avait trouvé chez lui ce billet compromettant :
a U est instant que vous sortiez de l'endroit où vous estes
i. Archives, ibid.^ 3* partie^ pièce 35.