lbid,y pièces 123 et
3. Ibid.t W 421, dossier 956, 5' partie. M. Alexandre Sorel, déjà connu par son livre sur le Couvent des Carme* pendant la Révolution^ a publié sur elles une très intéressante brochure : Les Carmélite* de Compiègne devant le tribunal révolutionnaire, 17 juillet 1794. l\ y cite plusieurs des publications dont ces victimes ont été l'objet : Hittoire de* reltgieu*e* carmélite* de Corn-
.piègne conduite* à Véchafaud le il juillet 1794, ouvrage posthume de la sœur Marie de l'Incarnation, qui parait avoir été rédigé par le cardinal de Villecourt, ancien évéque de la Rochelle et alors vicaire général de Sens, sur des noies manuscrites laissées par cette sœur, l'une des survivantes de la pieuse coujrrégation immolée à cette époque, et plusieurs autres brochures faites en général d'après œ livre. Mais lui-même y ajoute beaucoup de renseignements précieux, qu'il doit i une connaissance particulière de la ville et de ses archives municipale».
LES GÂRMÉUl^ES DE œMPIËGNE. 41
d'un siècle une maison qu'elles avaient fait bâtir sur un terrain acheté de leurs deniers, quand TÂssemblée constituante, par la loi du 13 février 1790, supprima les ordres religieux. Celte loi pourtant (qu'on ne Toublie pas) ne fermait pas les couvents, elles les ouvrait. Elle déliait les religieux de leurs vœux, autant que le pouvait faire la loi civile ; elle en supprimait la sanction publique. Elle leur permettait de sortir du couvent, elle ne leur défendait pas d'y rester en congrégations libres ; elle décidait même (la loi du 2 novembre 1789 ayant mis les biens ecclésiastiques à la disposition de la nation) que des bâtiments spéciaux seraient désignés pour ceux qui voudraient continuer de vivre en congrégation comme auparavant. Les religieuses mêmes étaient autorisées à rester provisoirement dans leur couvent.
Non seulement les congrégations dissoutes ne devaient pas être dispersées, mais le décret du 8 octobre 1 790 avait pourvu à leur réorganisation. Les religieuses qui préféreraient la vie commune à la liberté devaient nommer entre elles, au scrutin et à la pluralité absolue des suffrages, une supérieure et une économe qui seraient nommées pour deux ans et pourraient être réélues; et un ofGcier municipal avait mission de présider à cette opération. À Compiègne, les dix-huit Carmélites, quinze professes et trois sœurs converses, ayant opté pour la fidélité à leurs vœux, étaient restées dans leur couvent (5 août 1790), et l'élection se fit au commencement de Tannée suivante en présence de deux ofGciei^s municipaux : Mme Sidoine fut élue supérieure, dignité qu'elle avait déjà, et Mme de Croissy économe ^