BeaulieUf Etsais^ t. V, p
2. Courtois, Rapport sur les événements du 9 thermidor ^ n' vi, i»* pièce, p. 92.
lY. LE DERNIER EXPLOIT D'HÂNRIOT. 459
bunaP; et Fouquier-Tinville les confirme indirectement dans son mémoire justificatif. Il y déclare qu'il est sorti du palais à trois heures pour n'y rentrer qu'à six heures*. Il n'est pas probable qu'il en soit sorti avant d'avoir pourvu i l'exécution des jugements. J'ajoute que Fouquier ne pouvait pas ignorer, comme il le dit, ce qui se passait dans Paris à cette heure, puisque Dumas (la pièce même du jugement auquel il avait présidé le prouve), avait été, avant la fin de Faudience, arrêté sur son siège. A cette heure-là Hanriot était encore libre; et Ton n'a donc pas de raison pour rejeter le bruit recueilli par Beaulieu sur son dernier exploit.
1. Procès Fouquier y n* 30, p. 3 ; n* 22, p. 4; n* 42, p. 2. Je les ai cités plus haut (p. 178), k propos de Fouquier.
2. c Ce niéffle jour (9 thermidor), comme rien n*avoil encore transpiré k trois heures de ce qui se passoil & la ConTention (ce fait ne peut être révoqué en doute, car ce qui se passoît k la Convention ce jour-li n'a commencé k transpirer au palais de justice que vers 4 heures et demie, au moment de l'arrestation du citoyen Dumesnil, lieutenant-colonel de la gendarmerie près les tribunaui). à trois heures, dis-je, nous nous sommes rendus avec deux autres de mes collègues, en passant l'eau, en la demeure du citoyen Vergne, située en face du ci-devant Pont-Rouge. Goffinhal y étoit ; au bout d*une heure de notre arrivée, le rappel battant, j'ai fait demander quel en étoit l'objet. On vint me dire que c'étoit à cause du rassemblement des ouvriers sur le port relativement au maximum. Environ une heure après, le rappel continuant, je m'infonnai de nouveau. Alors j'appris que la cause réelle de ce rappel étoit l'arrestation des frères Robespierre, Couthon, Saint-Just et Lebas décrétés par la Convention. A l'instant même je suis sorti et suis revenu directement k mon cabinet au palais. [Mémoire par Antoine-Quentin Fouquier ^ ex-accutaleur pubUCt etc., rendu volontairement à la Conciergerie, le jour du décret qui a ordonné son arrestation, in-4''', p. 6-7, Bibl. nat., Lb^S i7H.) — Debune, officier de gendannerie, après avoir conduit les victimes au supplice, yit Fouquier isept heures du soir et lui rendit compte de l'exécution (Procès Fouquier, n* 8, p. 2). Ce témoignage se concilie mieux avec l'heure de trois heures qu'avec celle de sept heures pour le départ des condamnés.
440 APPOIMCES.
(Pige «48.)
«e FHétol de Tflto.
FAITS RECCBOUS
AOI IMEIROEIS lliTAHTS DB BOUSFIEERB ET DB SA PACTIOX
nuis LA mriT n 9 av iO rmamm.
1* Robespierre a pendant la nuit parlé à sept ou huit reprises dans la salle de la Commune au milieu de ses officiers. Ses discours avaient peu de suile. Il invitait au ralliement autour de lui et de la Commune, et traitait d'assassins tous les membres de la Convention.
Les tribunes étaient publiques et Ton pouvait entrer à la maison commune en montrant sa carte de citoyen comme à l'ordinaire. Quelqu'un qui s'y était introduit par ce moyen simple et qui en sortit sans éprouver de difficulté, s'approcha d'un groupe de canonniers qui restaient dans la place de Grève; comme il cherchait à entendre ce qui c'y disait, il fut prié de passer son chemin.
2^ Les canonniers reçoivent l'ordre de quitter la place, et la place n'est bientôt plus occupée que par dès citoyens qui accompagnaient les représentants du peuple.
Les canonniers ont quitté la place d'après un ordre du comité révolutionnaire de chacune de leurs sections.
On pénètre dans l'intérieur de la maison commune; on trouve Robespierre dans une salle voisine du lieu des séances; il est étendu par terre, blessé d'un coup de feu qui lui a traversé la mâchoire. On le relève et des sans-culottes le portent par les pieds et la télé; ils sont douze au moins autour de lui ; on lui déchire la manche de son bras droit et le dos de sa redingotte qui était bleue.
Pendant ce temps-là un gendarme avait trouvé Couthon et