ROUSSEUN ET LES JACOBINS DE TROYES ACQUITTÉS
neil^s de l'accolade, ainsi que ses quinze compagnons, tous dignes de lui, des jurés et des juges.
I/aflaire pourtant est signalée comme un échec pour Robespierre qui n'aimait pas tous les démagogues: témoin Hébert, Chaumette et Danton à qui Rousselin était attaché. Robespierre avait fait exclure Rousselin des Jacobins, sous le prétexte de cent mille livres qu'il s'était fait donner pour une mission, ou plutôt pour avoir, à la suite de l'attentat d'Âdmiral, paru porter plus d'intérêt au serrurier Geoffroy, blessé par Admirai, qu'aux deux assassinés si bien portants^ ; et c'était par arrêté du Comité de salut public lui-même, en date du 27 messidor, que Rousselin avait été renvoyé devant le tribunal révolutionnaire'.
Acquittement de mauvais augure. On est à huit jours du 9 thermidor.
Dans la seconde section (salle de la Liberté) quatorze condamnés et treize acquittés'./
Quatre étaient traduits par le Comité de sûreté générale\ comme provocateursdes troubles qui avaient eulieu dans l'Aride et la Haute-Garonne et menaçaient d'en faire (c une nouvelle Vendée, > — c'était tout dire : Antoine Casez, ci-devant juge de bailliage; Philippe Tessère, cidevant garde de Monsieur, Rernard Dardigna et Joseph- Marie VoizART, notaire*.
Tous les autres envoyés à divers titres par le tribunal
1. Bûches et Roux, Hi$t, parlem, de la Révol. françaiu^ t. XXXIIIi p. 03 ci raiTantes.
2. L'arrêté est signé Couthon, Billsud-Varenncs, CoIlot-d*Herbois, B. Bsrère et Camot (Archives, F 7 4437).