‹ Histoire du Tribunal révolutionnaire de Paris avec le Journal de ses actesChapitre 63 sur 333 · HOCHE · texte numérisé non relu

HOCHE

?u à l'œuyre, Garnol qui aurait dû rapprécier» enlevèrent à son armée victorieuse : sa fougue, son ardeur, son audace, Landau débloqué, le Rhin reconquis, lui valurent cet ordre du Comité de salut public : •

Du 22 germinal Tan II de la République une et indivisible. Le comité de salut public arrête que le général Hoche sera mis en état d'arrestation et conduit dans la maison d'arrêt des Carmes pour y être détenu jusqu'à nouvel ordre. ont signé.

Saii«tJust,Collot-d'Herbois, Carnot, Barère, Prieur,

CouTHON, LmoET, Bu^lâud-Varennes, etc.

Pour extrait :

Gollot-d*Herbois, Billaud, Barère ^

Il fut, et c*est peut-être à cela qu'il dut la vie, transféré à la Conciergerie le 27 floréal*. A la Conciergerie, sous Tœil deFouquier-Tinville, on ne pouvait, sans incriminer la surveillance du terrible accusateur public qui en avait la garde, supposer une conspiration de prisonniers. Hoche y demeura donc perdu pour la défense du territoire, tandis que nos armées luttaient péniblement sur la Lys, sur l'Escaut et sur la Sambre avant de gagner la bataille de Fleurus; mais enfin il se fit oublier et put ainsi atteindre le 9 thermidor.

Parmi les femmes, il faut citer Mme de Beauharnais qui fut l'impératrice Joséphine, et Mme Charles de Lameth; la duchesse d'Aiguillon, née de Noailles, et Delphine Sabran, veuve du jeune Custine.

Au milieu de cette troupe sans défiance on venait de

1. Cité par M. Hamel (Saint-Just» t. H, p. 75) comme copié par lui aux Archi- TM de la préfecture de police.

2. A. Sorel, le Couvent deê Carme* pendant la Terreur^ liste générale des déleniia, p* 404 — C'est i tort qu'il est dit dans les Mémoire* $ur Camoi qn'il fut transféré au Luxembourg. Transféré au Luxemboui^, il eAt été perdu*

84 CHâP. XL\U. — GONSPIR. DES PRISONS : LES CARMES.

faire entrer Benoit l'un des auteurs des listes du Luxembourg ^ c< Faro, dit un des témoins, lui fit donner une chambre particulière pour écrire. On le soupçonne d'avoir eu part aux listes nouvelles qu'on alloit y dresser ; et il parlait en homme sûr de son afîaire, quand il disoit <r que tous y passeroient*. »

La conspiration des Cannes ; l*enqa£le faite à la prison ; la liste signée par le

comité de salut public.

Faro, administrateur de police, et Arbellier, officier de paix dont nous avons déjà fait connaissance dans les campagnes de la police', furent chargés de recueillir les paroles et de rechercher les indices d'où l'on tira la conspiration qui les devait tous comprendre et les conduire à l'échafaud.

Ils vinrent aux Carmes le 30 messidor et deux détenus qu'ils interrogèrent d'abord les amenèrent à faire d^un troisième, nommé YiroUe, chirurgien, le pivot de la conjuration*.

Le premier deces détenus, le citoyen Belavoine, leur dit :

Que le 11 messidor, environ cinq heures après midi, étant à se promener dans le jardin avec le nommé Virolle, chirurgien, et la conversation s'étant engagée entre lui, le nommé Cacaut et Favre, tous détenus aux Carmes, il fut question de

1. Il figure dans le livre d'écrou des Cannes, à la date du 23 messidor. Voyei Sorel, le Couvent de* Carmes sou* la Terreur, p. 374.

2. Voyez les dépositions de Brunet et de Doucet, marchands de Yin aux Garnies (Procès Fouquier, n* 10, p. 3 et 4).

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