Lettrée, t. U, p. i
2. Sur André Cbéoier, toy., outre les puMicitions de M. Beeq de Fouquières, U belle étude de M. Ciro, La fin du dix-huitième siède^ Études et portraitê, t. H, p. 206.
ANDRÉ CilfiNIER. 121
réclamer d'André Ghénier); la mère et Marie- Joseph, Fauteur de Charles IX\ étaient démagogues ; un troisième. Sauveur, allait même au delà : officier, il avait publié une brochure provoquant les soldats à l'insurrection* ; et Constantin, le quatrième, ne pensait rien, à ce qu'il semble :
Constantin, dit Ghénier père dans une lettre à sa fille, trouve qu'on n'a rien changé et que, quoiqu'il n'y ait plus de parlements, c'est comme du temps qu'il y en avait ; il a raison, car on marche, on va, on vient, on boit, on mange, et par conséquent il n'y a rien de changé '•
— Il y en a beaucoup comme lui en temps de révolulion, et ainsi par ce trait-là le tableau se complète, et cette famille offre une parfaite image de la société où elle vivait.
André Chénier, membre de la Société de 1789, publia, en août 1790, dans son journal, V Af>i$ au peuple français sur ses véritables ennemis\ Cet écrit fut regardé comme le manifeste de la société, manifeste qui eut un grand retentissement à l'intérieur comme au dehors, et valut à l'auteur les injures de Camille Desmoulins et des « libellistes » , qu'il prenait à partie dans cette vive attaque'. Il continua la lutte contre ces ennemis dans les