‹ Histoire du Tribunal révolutionnaire de Paris avec le Journal de ses actesChapitre 91 sur 333 · En Toiei un paasage · texte numérisé non relu

En Toiei un paasage

A trafers cet amas bourbeux de déclanuitions, d'injures, d'atrocités, cfaerchoos, s'ils Teolent, s'ils approuTent, s'ils professent quelque chose; si, après nne critique bonne ou mauTaise de telle ou telle loi, ils indiquent au moins, bien ou mal, ce qu'ils jugent qu'on pourrait mettre i la place. Non, rien : ils contredisent, mais iU ne disent pu ; ils empêchent, mais ils ne font pas. Quel dâerel de l'Assemblée nationale leur plaît t Quelle loi ne leur semble point

clubs et dans les journaux, notamment depuis la fin de 1791, sous l'Assemblée législative, dans le Journal de Paris : lutte de plus en plus vive, à mesure que le péril allait croissant. Son article Sur le$ came$ des désordres qui troublent la France en arrêtant F établissement de la liberté (26 février 1792), exaspéra surtout les Jacobins qui avaient la prétention d'être les fondateurs.de la liberté ^ Son frère Marie-Joseph répudia avec éclat cet article, que personne n'était tenté de lui attribuer, comme on le lui dit fort bien, et il en fit dans hMoniteur* une réfutation qui provoqua une réplique d'André' et fut suivie d*une contre-réplique* : guerre de frères qui fut arrêtée par la journée du 10 août.

André Chénier ne posa pas encore la plume. Après avoir défendu la monarchie constitutionnelle, il défendit

injuste, dure, tyrannique? Quel établissement leur parait bon, utile, supportable, si ce n*est peut-être ces établissements, heureusement éphémères, qui servent i inquiéter les citoyens, à les soumettre a des perquisitions iniques, i les arrêter, à les emprisonner, i les interroger sans décret et sans forme de loi? Enfin, quel emploi, quel office, quelle chose, quelle personne publique a pu trouver grâce devant eux? (Œuvres en pros«, p. 17). L'éditeur a donné en appendice (n* m, p. 314) un eitrait de la réponse de Camille Desmoulins (septembre 1700) et dans le corps de son édition U réplique d'André Chénier (p. 296).

1. c Cette société, disait-il d'eux, en a produit une infinité d'autres : villes, bourgs, villages en sont pleins.... Elle est un corps dans Paris et elle est la tête d'un corps plus vaste qui s'étend sur la France i.

Et s'allaquant i sa prétention d'être le peuple :

€ Une simple équivoque a suffi à tout. La constitution étant fondé sur cette étemelle vérité, la souveraineté du peuple, il n'a fallu que persuader aux tribunes du club qu'elles sont le peuple.

€ Cette définition est presque généralement adoptée parles publicistcs, faiseurs de journaux. Et qu^'lques centaines d'oisifs réunis dans un jardin ou dans un spectacle, ou quelques troupes de bandits qui pillent des boutiques, sont effrontément appelés le peu/fie : et les plus insolents despotes n'ont jsmais reçu des courtisans les plus avides un encens plus vil et plus fastidieux que l'adulation impure dont deux ou trois mille usurpateurs de la souveraineté nationale sont enivrés chaque jour par les écrivains et les orateurs de ces sociétés qui agitcut la France. » (fEuvres en prose, p. 121.)

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