Bulletin, n** 12-14, p. 47-53. Moniteur du 5 octobre
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surveillance de Nancy1 : elle avait écrit à une de ses parentes, émigrée, avec de l'encre sympathique, et avait reçu elle-même des lettres où la haine qu'inspiraient c les monstres de commissaires » étouffait, il faut le dire, tout sentiment national'. Elle reniait, il est vrai, les lettres qu'on lui imputait; elle professait des opinions contraires:
A elle demandé quelles étaient ses opinions et celles de son père sur la Révolution française.
R. Que son père et elle ne désiraient que la tranquillité, la paix et le bonheur de la France5.
Mais on la jugea sur ses lettres et sur le rapport des experts, qui y retrouvèrent son écriture4.
Le 27 (18 octobre), douze habitants d'Àrmentières étaient mis en jugement pour ce seul fait :
On avait trouvé leurs noms sous ce titre : État (Tune partie des bourgeois royalistes d'Armentières, dans la poche d'un officier hollandais laissé parmi les morts. Ils se récrièrent contre l'usage qu'on avait fait de leurs noms, et prolestèrent qu'ils étaient amis de la République. Sur les douze, quatre pourtant furent condamnés à mort : Pierre Malengé, Guy Joire, Antoine Delettre et François Clarisse, et des huit autres, six retenus en prison jusqu'à la paix8.
Le 5 du 2e mois ou brumaire (23 octobre), Pierre Pastourei, curé de Saint-Hilaire, accusé d'intelligences avec
4. Archives, W 290 dossier 145. Cf. Bulletin, ■- 1346, p. 59 «t «rit .