‹ Histoire du Tribunal révolutionnaire de ParisChapitre 102 sur 451 · PIERRE PASTOUREL, U ROCHE FOHTBNELLB · texte numérisé non relu

PIERRE PASTOUREL, U ROCHE FOHTBNELLB

les Vendéens quand ils occupaient Saumur. Il se disait irai patriote, ami de la révolution : s'il avait rétracté son serment, c'était contraint par les rebelles, et pour sauver la vie et les biens de ses paroissiens 1. U ne sauva ni ses biens, ni sa vie»

Le 6 (27 octobre), Louis Antoine de La RochiFohteneixe, noble et vicaire de l'ancien évéqoe d'Àgen. U n'avait pas prêté le serment, comme n'étant pas fonctionnaire public ; il avait fait divers voyages à l'étranger : il était allé deux fois à Tournai, en mars 1791 et février 1792. U avait été arrêté le 19 septembre 1792, comme il se rendait à Lille, « cherchant une ville de France où il pût vivre tranquille, > Le choix de Lille k la frontière, en temps de guerre, semblait mal répondre à ces vues : on soupçonnait qu'il n'y allait que pour se rapprocher des émigrés. On l'envoya à lechafaud*.

« Pendant loule la route, dit Du Lac, la Roche Fontenelle levait les yeux au ciel et priait : « Scélérat, » s'écrie-t-il, retrouvant cette fois son naturel, « n'espère rien : oui, sans doute, il est un Dieu rémunérateur et vengeur qui punit, qui récompense, mais les peines éternelles sont pour les conspirateurs et les traîtres. Sater esfo\ »

Le 8 (29 octobre), Jean-Joseph Saunier, prêtre réfractaire, et Félicité Roger, supérieure infirmière dans l'hôpital de Blois, accusée de le cacher4. Saunier avait été

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