‹ Histoire du Tribunal révolutionnaire de ParisChapitre 103 sur 451 · Archives, W 291, dossier 194, pièce 58 (interrogatoire · texte numérisé non relu

Archives, W 291, dossier 194, pièce 58 (interrogatoire

2. Archives nationales W 292, dossier 201, pièce 21. Cf. Bulletin, n° 53, S. Le Glaive vengeur, p. 120.

L AMfcivw W 292, dernier WL Bulletin, **&, 123

U8 GHAP. XVIII. - 1» VENDÉMUIRE-U FRIMAIRE.

aumônier de l'Hôtel-Dieu de Blois jusqu'au mois d'avril 1791 ; il y était resté, mais seulement comme aumônier des religieuses, jusqu'au 15 août 1792. Il avait quitté Blois alors et était allé à Orléans; mais, malade, il était revenu, en mars 1793, à l'hôpital dont il avait été l'aumônier, et c'était là qu'on l'avait retrouvé, inscrit sous son prénom de Joseph. On soupçonnait qu'il y demeurait moins comme malade que comme réfractaire, et c'est sur ce point que roule l'interrogatoire que l'on fit subir à Blois aux deux inculpés (16 juillet 1793). Nous citerons de préférence quelques passages de l'interrogatoire de la supérieure, qui montre une fermeté et une liberté d'esprit dont les religieuses ont d'ailleurs plus d'une fois donné l'exemple en pareilles circonstances.

L'administrateur de Loir-et-Cher, délégué pour l'interroger, veut savoir ce que faisait Saunier à l'hôpital :

D. Que faisait-il là? Sans doute il y exerçait les fonctions de son ministère.

R. Il y était malade, et un malade prend du bouillon et tous les soulagements dont il a besoin.

D. Il ne faisait pas autre chose?

R. Non.

D. D'où venait Saunier lorsqu'il est entré à l'Hôtel-Dieu?

R. Je l'ignore.

D. Qu'est-ce qui lui a permis d'y entrer?

R. L'état de sa maladie.

D. Pourquoi n'était-il pas dans la salle commune des malades?

R. Parce que j'ai cru qu'il méritait quelque attention et quelques égards.

D. Pourquoi, lors de la visite qui a eu lieu les 3 et 4 du mois dernier, avez-vous soutenu plusieurs fois qu'il n'y existait

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