Dignes d'être respectés
1M GHÀP. XHKl. — *- TCNDËMIAIRE-U FRIMAIRE.
On l'interroge sur la maladie de Saunier.
D. Quels sont les chirurgiens qui l'ont traité ?
R. C'est moi.
D. Aucuns chirurgiens ne l'ont donc pas vu? Vous vouliez donc le soustraire à la connaissance des personnes de l'extérieur?
R. Non ; l'expérience que nous avons des malades m'a fait croire que nous n'en avions pas besoin.
D. Sa maladie cependant, selon vous, était dangereuse, et elle exigeait, par conséquent, les soins particuliers de l'homme de l'art.
R» J'ai cru avoir assez de science.
L'administrateur la prend ensuite sur des choses qui lui étaient plus personnelles, et qui n'étaient pas moins compromettantes devant la justice révolutionnaire. 11 s'agissait d'imprimés qui avalent été trouvés en sa possession : le Testament de Louis XVI, etc.
D. Pourquoi aviez-vouê des imprimés aussi coupables? qui vous les avait remis?
R. J'ignore qui me les a remis ; je ne les ai pas crus coupables, puisqu'ils se tendaient publiquement et qu'ils étaient dans tous les journaux.
D. Mais il est faux que le testament se soit vendu publiquement, comme vous me le dites ; les journaux ne faisaient qu'analyser le testament, et l'imprimé contient des provocations et des notes coupables.
R. Je ne les ai ni conçues ni reconnues.
D. Pourquoi a-l-on trouvé encore dans vos papiers un imprimé de prières fanatiques ?
R. Je ne me rappelle pas ces imprimés.
Exhibé ces mêmes imprimés et demandé si elle les reconnaît.
À répondu qu'oui et qu'elle n'y a reconnu que l'expression d'une âme qui aime Dieu et le sert.