‹ Histoire du Tribunal révolutionnaire de ParisChapitre 113 sur 451 · Archives» ibid., pièce · texte numérisé non relu

Archives» ibid., pièce

LAÏ ARCHE; KALB; MJPAftC; SAfflTflUL 159

déplorant ia journée du 10 août; et rien ne lui servit de dire que c était à cause de la mort de tant de patriotes \ Il fut condamné et exécuté le même jour.

Le 21 brumaire (11 novembre), Fréd. Kalb, jeune officier au régiment Salm-Salm, Allemand lui-même, et qui, parti sans congé de Strasbourg, en janvier 1792, avait quitté la France pour ne point porter les armes contre l'Allemagne, sa patrie*. C'est au moins ce qu'il disait; car l'accusation soutenait qu'il était Français, né à Paris; elle lesoupçonnait même d'être prêtre, et l'on avait trouvé chez lui des écrits peu favorables à la Révolution. Le jugement qui le condamna à mort ordonna que ces écrits seraient brûlés par la main du bourreau, et le procès-verbal d'exécution du condamné constate que les imprimés su* binent aussi leur sentence3.

Le 27 brumaire (1 7 novembre), Pierre Charles Ddparg (67 ans), capitaine pensionné des invalides et inspecteur par intérim du château des Tuileries, accusé de l'avoir défendu au 10 août4. Il s'en excuse assez piteusement :

D. S'il n'a pas connaissance que depuis plusieurs jours on préparait une contre-révolution au château. R. Que non, et, s'il s'en fût aperçu, il aurait déménagé9.

Le même jour, l'invalide Saint-Prix8, suspect d'avoir pris part à la même défense. On l'induisait de divers

1. Archives, Orid. pièces 19 et 20. Cf. Bulletin, n° 75, p 208. t. fttrf.,395, dossier 231. Bulletin, n" Si et «2. S. Archives, W 524.

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