‹ Histoire du Tribunal révolutionnaire de ParisChapitre 118 sur 451 · Le Glaive vengeur, p · texte numérisé non relu

Le Glaive vengeur, p

î. Archives, W 300, dossiers 203 et 294

CBARLES-HIPPOIAÎE DE RARAY. 165

pensées présumées écrites de sa main, et on y lisait : « qu'il valait mieux pour un grand peuple être gouverné par un prince faible, mais vertueux, juste et bon, que de vivre sous le sceptre de fer des gens dont les intérêts particuliers et la vengeance particulière font loi ». On avait de plus trouvé chez lui des lettres de personnes emprisonnées comme suspectes : d'où la preuve qu'il était en correspondance avec des ennemis de la Révolution, et de plus cette lettre signée de simples initiales :

Lutetiae, 9 novembris 1792.

Ami ce,

Spes accipe l#tas, Gens furibunda cadit sub vindice fulgure montis. Vale.

C'est sur ces faits que le jury déclara :

1° Qu'il est constant qu'il a été entretenu, antérieurement au mois de mars dernier, des correspondances avec les ennemis de la patrie, des liaisons et intelligences avec les députés ennemis de la République ;

2° Que Charles-Hypolite, se prétendant fils du ci-devant marquis de Raray, est convaincu d'avoir eu des intelligences avec les ennemis de la République et les députés traîtres ;

3° Qu'il est constant qu'il a été composé, antérieurement au mois de mars dernier, des écrits tendant à la dissolution de la République, l'avilissement de la représentation nationale et le rétablissement de la royauté en France;

4° Que Charles-IIypolite est convaincu d'être l'un des auteurs de ces écrits.

Disons pourtant que les juges reculèrent devant l'application de la peine de mort à ce jeune homme*, pour

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