‹ Histoire du Tribunal révolutionnaire de ParisChapitre 147 sur 451 · Bulletin, n*65t p · texte numérisé non relu

Bulletin, n*65t p

VJH OIAP. XVIII. — i« VENDÉMIAIRE- U FRIMAIRE.

Le même jour André Desciiamps, horloger, dénoncé pour avoir dit que tout était bouleversé ; que la France ne pourrait jamais être érigée en république; qu'il n'y avait pas de gouvernement plus heureux que la monarchie; que la municipalité était composée de scélérats; que les députés Marat et Robespierre étaient des pendards. — Il le niait. Il se disait républicain. Il était pore de six enfants1. — On n'en tint nul compte.

Après sa condamnation il dit : « Puisse mon sang arroser l'arbre de la liberté ! » — Mais un arbre ainsi arrosé, est un arbre mort.

Le 15 brumaire (5 novembre), c'est un compagnon couvreur, Jean Lepage, natif de Marsac (Loire-Inférieure), travaillant à Savigny-sur-Orgc ; il était déféré par le comité de surveillance de Corbeil au tribunal révolutionnaire, pour avoir témoigné de la joie en apprenant que l'armée des royalistes de la Vendée était débloquée, et avoir crié : Vive Loui$ XVII et toute la royauté1 1

Le 16, un autre homme du peuple, Antoine Brousse, garçon serrurier, qui, portant une flamme tricolore, avait dit qu'il la brûlerait, qu'il ... dessus, et avait arboré une flamme blanche à la place. Ceux qui le dénoncèrent ajoutaient qu'il se vantait d'avoir de l'argent du comte d'Artois et qu'il leur demanda :

« Qui d'entre eux vouloit s'engager, attendu que c'étoit demain la fédération et que son ami le roi de Prusse alloit venir fédérer avec nous, et que si l'on vouloit attendre seulement huit jours cela arriverait ; qu'il tira de sa poche dix

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