Le Glaive vengeur, p
1. Acle d'accusation d'Oudaille, curé constitutionnel de Lu m relies. 20 frimaire, an II.
ACQUITTEMENTS : ANTOINE MAINGOT. 205
dont je viens de parler, l'un des accusés fut acquitté, l'autre condamné seulement à la déportation. Mais le jeune Claude Janson le 3 brumaire (24 octobre) fut condamné à mort, et nous en trouverons bien d'autres exemples dans la période qui va suivre.
Nous mentionnerons au Journal correspondant a cette période, avec mainte autre condamnation à mort, plusieurs condamnations à la déportation ou à de moindres peines, soit que le tribunal ait écarté l'idée de la conspiration qui était la raison de sa compétence, pour ne voir que le délit en lui-même, soit qu'il n'ait pas jugé le délit suffisamment caractérisé. Dans ce dernier cas, il pouvait encore prononcer et il prononça plusieurs fois, soit la déportation, soit la détention jusqu'à la paix, en vertu du pouvoir discrétionnaire qu'il tenait de son institution même ; mais d'autres fois aussi il acquitta purement et simplement selon la déclaration du jury, ou même il déclara préalablement qu'il n'y avait pas lieu à suivre et mit en liberté. On trouvera aussi cesdifférents cas cités sous leur date au Journal. Parmi les acquittements, signalons-en deux qui se rattachent à la captivité et à la mort de Marie Antoinette.
Le premier se rapporte à sa mort.
Les bourreaux ne pouvaient pas se dissimuler que ces sanglants sacrifices consacraient les victimes dans le culte de la France; et la reine, de quelle vénération n'élaitelle pas entourée déjà depuis le commencement de ses douleurs! Un homme, Ànl. Maingot, fripier et gendarme en même temps, fut arrêté le jour de l'exécution et renvoyé devant le tribunal révolutionnaire comme prévenu d'avoir voulu tremper son mouchoir dans le sang