‹ Histoire du Tribunal révolutionnaire de ParisChapitre 156 sur 451 · S06 CHÀP. XVIII. — 1« VENDÉMIAIRE-14 FRIMAIRE · texte numérisé non relu

S06 CHÀP. XVIII. — 1« VENDÉMIAIRE-14 FRIMAIRE

qui coulait de l'échafaud. On avait de plus remarqué des signes de dévotion imprimés sur sa poitrine. Il établit que c'était un tatouage datant de cinq ou six ans ; et pour le fait principal il dit qu'il avait été poussé sous l'échafaud par la pression de la foule. On écarta le premier chef(26 vendémiaire, 17 octobre), et on le retint huit jours en prison pour qu'on eût le temps de faire enquête sur « son moral. » Aucune charge ne s'étant élevée contre lui, on le mit en liberté (7 brumaire, 28 octobre)1.

L'aulre affaire, beaucoup plus grave, était celle de la conspiration de l'œillet, qui avait eu pour but d'enlever Marie-Antoinette de la Conciergerie. L'auteur principal, M. de Rougevillc, n'avait pas été pris. On avait au moins renvoyé devant le tribunal plusieurs de ceux qu'à divers titres on soupçonnait d'être ses complices : François Dangé, administrateur de police; Nicolas Lebœuf instituteur; Jacques-François Lepître, ancien professeur de rhétorique au collège de Lisieux, Jean-Baptiste Vincent, maître maçon; Nicolas-Marie-Jean Bugneau, architecte, ces quatre derniers membres de la Commune de Paris; Sophie Ledon, veuve Dutilleul*, Jean-Baptiste Miciioms, administrateur de police ; Claude-François Moelle suppléant du procureur de la Commune de Paris; Augustin- Germain Jobert, membre de la Commune et administrateur de police, et Pierre Fontaine marchand de bois5.

Les accusés niaient toute participation au complot, et l'on ne trouva aucune preuve contre eux. Leur interrogatoire ne laissa pas que de révéler plusieurs traits relatifs à la captivité de la famille royale, traits dont

1. Archives, \Y 291 /.dossier 183. Bulletin, 2* partie, na 33.

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