Archives, \Y 300, dossier
4. I0id., pièce 17. C'est par une singulière inadvertance que dans l'acte d'accusation on lui rapporte à lui-même cette parole.
événements du jour. On n'avait pas ses lettres à lui, mais, de certains passages des lettres qui lui étaient adressées, on induisait qu'il avait pu se permettre lui-même quelques plaisanteries ou quelques plaintes sur les opérations de l'Assemblée nationale et des autorités constituées1. Il avait, en outre, une sœur à Saint-Germain en Laye, qui lui avait écrit à la date du 17 décembre 1792 :
Nous avons toujours le cœur 1res noir, très ulcéré de tout ce qui se passe sur le compte de notre maître (le roi). Mais nous a?ons la ferme confiance en Dieu qu'il ne l'abandonnera pas et qu'il fera connaître son innocence. Plus de religion, aucune ressource quelconque. Prions que le bon Dieu nous la rende (la religion) et qu'il augmente notre foi1.
Enfin on avait trouvé en sa possession divers écrils royalistes : Le testament de Louis XVI, La mort de Louis XVI, tragédie, ele, « et un autre écrit fanatique ayant pour titre : Amende honorable à Jésus-Christ ».*
C'était assez pour l'envoyer ù la mort.
Mme Du Barry.
Le lendemain, 16 frimaire, (6 décembre 1793), comparaissait une femme de l'ancienne cour aussi, mais d'avant Louis XVI, la comtesse Du Barry, avec son banquier, le hollandais Vandenyver, elles deux fils de ce banquier.
Elle avait alors cinquante ans : cinquante ans, et non quaranle-sept comme on l'avait induit d'un autre acte de baptême : l'un fait 5 l'époque de sa naissance, l'autre à
1. Archives, W 303, dossier 303, pièce 33 (interrog.). Cf. pièces 2-14 (lettres).