TRIB. RÉVOL. II
le 7 ses deux fils1. Vandenyver le père déclara qu'il connaissait Mme Du Barry depuis quatre ans ; qu'il avait alors été chargé de ses affaires : il lui avait donné une lettre de crédit de six mille livres sterling pour son premier voyage en Angleterre de \ 791 ; une seconde d'environ deux mille livres sterling pour le voyage d'octobre 1792; et par une autre lettre il avait autorisé son correspondant à mettre à sa disposition mille livres sterling, en sus du crédit porté aux lettres antérieures. Il avouait en outre les deux cent mille livres en assi* gnals remis en son nom â d'Escours, somme qu'il croyait devoir être placée en hypothèques sur des biens nationaux ; mais en tout cela il ne croyait pas avoir entretenu des relations avec une émigrée. Puisqu'elle était partie avec des passeports en règle, il ne pouvait pas la suspecter d'être émigrée, et il lui avait écrit de rentrer en France, persuadé que ce retour était pour elle sans péril \
Les deux frères Vandenyver, Edme-Jean-Baptiste, âgé
1. Ils avaient été compris en qualité de complices dans l'arrêté du Comité de sûreté générale relatif à Mme Du Barry, le 29 brumaire, et furent en outre l'objet d'un arrêté spécial, Ici" frimaire, sur la dénonciation du citoyen Héron, un familier du Comité, pour avoir été les instruments d'un complot de banqueroute générale, etc. (Le Roi, /. /., p. 298 et 300).