‹ Histoire du Tribunal révolutionnaire de ParisChapitre 165 sur 451 · Archives, \V 16, n° 701 : interrogatoire du 4 frimaire · texte numérisé non relu

Archives, \V 16, n° 701 : interrogatoire du 4 frimaire

On a au dossscr cette note du comité de sûreté générale (4 frimaire) sur les questions à faire à Vandenyver :

As-tu eu part dans le vol de 600000 livres fait au citoyen Héron, le 20 février 1788, lorsque ?on domicile a élé violé, et de l'assassin que l'on a voulu faire de sa personne?— (On ne dit pas où le citoyen Héron lui-même aurait pris cet argent).

Quelle part as-tu eu dans le massacre fait sur les citoyens à la maison de Réveillon, rue de Charonne?

Etais-tu au château des Tuileries avec ton ami La porte, lors de la sanglante journée du 10 août 1792?

IS as-tu point , soit par les conseils perfides ou par loi-même et tes deux filsconttibné à lâcher cinq coups de feu que le citoyen Héron a reçus sous les fenêtres du château des Tuileries dans les rangs du bataillon des Marseillais, le 10 août?

MADAME DU BARRY. ni

de (rente ans, et Anioine-Àugustin, âgé de vingt-neuf ans, étaient alors à la tête de la maison de banque de leur père : c'étaient donc eux qui avaient signé les lettres de crédit. Ils l'avouaient : ils l'avaient fait sur Tordre de leur père, qui avait gardé une sorte de direction supérieure sur la maison ; mais comme lui, ils Pavaient fait en toute sûreté de conscience, sachant que Mme Du Barry était parlie avec passeport*.

Il y avait là matière à accusation et la vie de Mme Du Barry était déjà un beau thème pour les secrétaires de Fouquier-Tin ville. Ils ne se montrèrent pas au-dessous de leur tâche :

Antoine-Quentin Fouquier...

Expose :

Que les plaies mortelles et profondes qui avaient mis la France à deux doigts de sa perte avaient été faites à son corps politique bien des années avant la glorieuse et impérissable révolution qui doit nous faire réjouir des maux cuisants qui Font précédée, puisqu'elle nous a délivrés pour jamais des monstres barbares et fanatiques qui nous tenaient enchaînés sur l'héritage de nos pères ; que pour prendre une idée juste de l'immoralité de l'accusée Dubarry, il faut jeter un coup d'oeil rapide sur les dernières années pendant le cours desquelles le tyran français Louis, quinzième du nom, a scandalisé l'univers en donnant la surintendance de ses honteuses débauches à cette célèbre courtisane.

Suit un tableau qui ne laisse plus guère à Fouquier- Tinville le droit d'ajouter, parlant du peuple :

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