‹ Histoire du Tribunal révolutionnaire de ParisChapitre 167 sur 451 · Dauban, /. /., p · texte numérisé non relu

Dauban, /. /., p

chez elle, des papiers de Brissac qu'elle passa toute une nuit à brûler quand cedernierfut arrêté : ce qu'elle nia; du vol qu'elle avait subi: ce qui la justifiait bien d'avoir caché ce qui lui restait, pendant ses absences; enfin, de divers incidents de ses voyages. Mme Du Barry fut tout naturellement ramenée à parler de ces voyages. Elle en avait fait quatre; le premier, du 17 février au 2 mars 1791; le deuxième, du 24 avril au 2 mai, le troisième du 14 mai au 25 août de la même année, le quatrième du 16 octobre 1792 au 4 mars 1793 '. Mais pour tous elle avait eu des passeports : pour les trois premiers de Montmorin, le ministre des affaires étrangères, et de sa municipalité ; pour le dernier, du ministre Lebrun dont, par surcroît deprécaution, elle Gt enregistrer la lettre, le 7 octobre 1792 à sa municipalité de Louveciennes ".Elle donna aussi des explications sur sa fortune. Elle avait deux millions de dettes5 ! Elleavait bien quelque autre chose encore : les Vandenyver ne lui avaient pas prêté sur leur crédit à découvert. Elle avait touché un million sur les douze cent cinquante mille livres qui lui avaient été allouées en échange de sa pension de soixante mille livres * et elle l'avait converti en billets de caisse d'escompte C'est su r ce million que ses banquiers lui avaient donné le mandat de six mille livres sterling à son second voyage et de deux mille livres sterling au quatrième. On la pressa aussi de dire quel emploi elle en avait fait. Elle convint qu'elle avait remis vingt-deux guinées à Frondeville et cent trente-quatre guinées à

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