‹ Histoire du Tribunal révolutionnaire de ParisChapitre 174 sur 451 · lbid.t dossier 320, pièces 2 et · texte numérisé non relu

lbid.t dossier 320, pièces 2 et

LA YEUVE LORIOT, CATH. HALBOURG, LES DAMES D'AIGREPONT. 245

aveu el présentait la même excuse : elle était étourdie par la boisson. On fit perquisition chez elle, et on n'y trouva rien de suspect : mais c'était une trop belle occasion d'élablir par leur exemple « que le despotisme a toujours clé Pcnnemi des mœurs publiques ; que la prostitution était un des moyens qu'il employait pour affermir son empire et perpétuer Pesclavage des citoyens par l'appât du libertinage elde la débauche ; que l'on ne peut plus douter que les repaires de prostitution ne soient les asiles ordinaires des contre-révolutionnaires qui payent leurs infâmes plaisirs avec l'or de Pilt1 ! » Le président Herman entra dans les vues de l'accusa leur public. Il ne posa point au jury la question intentionnelle, qui pouvait faire absoudre1, et les deux femmes furent condamnées à mort. L'une, Claire Sevin, qui se déclara grosse et dont la grossesse fut admise, au moins à titre douteux, obtint un arrôt de sursis, et fut transférée à la Salpêtrière, où elle eut la bonne fortune d'être oubliée s, étant là parmi ses pareilles; l'autre, Catherine Halbourg, fut exécutée le jour même (22 frimaire, 12 décembre 1795).

Le même jour, deux femmes fort différentes, Marie, Gervaise Versin d'AiGREPONT, veuve de Martin Frémont, et Madeleine Vernin d'AicREPOivr, sa sœur. La veuve Fréraontavait deux fils, l'un émigré, l'autre, dit l'accusation, destiné à rejoindreson frère; et elle avait écrit, elle avait envoyé de l'argent à son fils émigré ! et sa sœur lui avait prêté de l'argent, très vraisemblablement pour cet usage ! Rien ne leur servit de le nier \

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