‹ Histoire du Tribunal révolutionnaire de ParisChapitre 175 sur 451 · Archives, W 301, dossier 321, pièces 14 et · texte numérisé non relu

Archives, W 301, dossier 321, pièces 14 et

Le 23 (15 décembre), Marie-Louis-Florent Dochatelet, ancien colonel des gardes françaises, coupable d'avoir voulu réprimer rinsubordinationdesonrcgimentàNancy, en juin et juillet 1789, et l'insurrection du peuple dans la nuit du 9 au 10 août 1792 ; et Ton avait trouvé chez lui un de ses anciens drapeaux : un drapeau ou guidon fond bleu, brodé en or, portant tous les attributs de la contre-révolution, les chiffres du tyran, les fleurs de lis, le collier des ordres ; drapeau qui, ayant pour bâton une baguette blanche, « devait être montré aux conjurés au momenl convenu entre eux, pour devenir le signal du ralliement et indiquer l'heure de l'assassinat et du carnage des patriotes de la Somme1. »

Un mot de l'auteur duGlaive vengeur nous révèle les oulrages dont les condamnés étaient quelquefois l'objet de la part de la foule.

« Du Châtelet, dit-il, au supplice avoit la figure couverte debouc. On voulut sans doute que, dansses derniers moments, elle devînt l'image de son âme (p. 151)* .»

1. Archive*, W 301, dossier 324; il nie tout cela dans son interrogatoire (pièce 10).

2. Ducbâtelet tenta, dit-on, d'échapper à son sort en gagnant les gendarmes préposés à sa garde. Il leur offrit cent mille livres qu'il leur donna en un bon sur le banquier Perregaux ; il avait, disait-il, déposé chez lui quatre millions dont deux en or, qu'il avait soustraits à la confiscation. Les gendarmes n'avaient reçu ses ouvertures que pour le dénoncer. Perregaux, mis en arrestation, prouva par ses livres qu'il n'avait reçu de lui aucun dépôt. Il fut remis en liberté sur un rapport de Gara bon à la Convention. Séance du 3 nivôse (23 décembre 1793). Moniteur du 5 (25 décembre). — Quant à Duchàtelet, on n'attendit pas jusque-là pour lui faire subir sa peine.

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