‹ Histoire du Tribunal révolutionnaire de ParisChapitre 182 sur 451 · lbid.$ pièce · texte numérisé non relu

lbid.$ pièce

quelques morceaux qui devaient choquer plus particulièrement les idées dominantes; par exemple cette allocution pour une bénédiction nuptiale :

Le mariage, mon cher frère et ma chère sœur, a été institué par Dieu même dès l'origine du monde pour unir deux époux par deux [des] liens aussi chastes qu'indissolubles. Si les hommes ayant corrompu leur voye ont oublié par la suite l'excellence de leur [son] origine ; s'il a été deshonoré chez les payens par la dissolution, s'il a été dégradé chez les Juifs par leur [le] divorce, Jésus Ta rétabli dans son état primitif, et non seulement il a déclaré cette alliance une et indissoluble, comme elle l'étoit au commencement, mais encore il Ta élevé à la dignité de sacrement.

Et le discours se continue en trois pages sur ce même ton simple, pratique et affectueux1.

Citons encore, dans un autre genre, ce fragment d'un discours pour la bénédiction des drapeaux de la garde nationale :

Iniquitatem odio habui et legem tuam dilexi.

Que vais-je entreprendre, Messieurs? Je vais vous entretenir de la dignité et de toute la sainteté de vos droits et de vos devoirs. Vous êtes des hommes, mais des hommes chrétiens, des hommes citoyens. La religion, la patrie se présentent à vous dans cette assemblée solennelle, avec la plus imposante majesté. Vous vous êtes réunis dans le saint temple pour rendre vos hommages au Dieu des armées... Votre chef qui commande vos forces au nom de la loy; votre pasteur qui, au nom du Dieu de la loy, bénit aujourd'hui l'étendart de la loy , les guerrierrs de la loy, les citoyens de la loy, tout esl aujourd'hui en hommage au Tout-Puissant...

Observez néanmoins, Messieurs, qu'autant la liberté nous

Page 1