Ibid., pièce
G. Ibid., pièce 28.
terrogé par le juge Foucault. L'ordonnance de mise en accusation est datée du 14 *, et assignation lui fut donnée pour le 29. On ne laissait pas, d'ordinaire, on ne laissa point surtout par la suite un si long répit aux accusés. Aussi Fouquier-Tinville ferma-t-il l'oreille à la demande que Couvey lui adressa par lettres, le 24 et le 25 frimaire, pour obtenir le temps de lever des pièces et de faire venir plusieurs témoins*. Des deux témoins que le procès-verbal d'audience relate au jour du jugement, l'un était un ci-devant curé demeurant à Cambrai, l'autre le curé d'Iwuy, lésé par Couvey dans ses intérêts, et dont on a au dossier une lettre à lui adressée, pleine d'irritation et de menaces5.
Il est peu probable qu'il ait fait effort pour le sauver de l'échafaud.
Claude Tarragon était aussi accusé de correspondances contre- révolutionna ires avec les ennemis de la République. Il avait été arrêté à Metz, le 29 avril 1793 et on avait trouvé chez lui le brouillon de plusieurs lettres adressées à Bouille. Dans une de ces lettres il parlait « de l'insultant silence de Monsieur à son égard ; » dans une autre il lui disait qu'il ne demandait qu'un cheval et l'honneur de servir auprès de lui ; dans une troisième :
' « Ami de la Révolution, j'abhorre la Constitution et malgré ma répugnance extrême à m'armer contre mon pays, je n'hésiterois pas un moment à augmenter le nombre de ses ennemis si, mes facultés physiques secondant mes dispositions morales, je pouvois influer plus directement sur les moyens de la dis-