‹ Histoire du Tribunal révolutionnaire de ParisChapitre 188 sur 451 · IHd., pièce · texte numérisé non relu

IHd., pièce

LE CAPITAINE TARRAGON. 265

soutire ou au moins à la rouvrir à des voies de conciliation plus convenables aux intérêts de tous (j'en excepte toujours l'odieuse idée de l'invasion du territoire à main armée avec ou sans les étrangers)1.

Celte dernière phrase était en surcharge. On lui demanda si elle se trouvait dans la rédaction primitive et s'il ne l'y avait point ajoutée après coup : supposition qui ne manquait pas de vraisemblance, car la phrase est d'une écriture plus fine et d'une autre encre*; mais il la repoussa.

Le comité de sûreté de Metz, qui lui avait fait subir un premier interrogatoire, le traduisit devant le tribunal criminel du département de la Moselle (19 juin 1793), d'où il fut, après un nouvel interrogatoire (15 juillet), renvoyé devant le tribunal révolulionnaire de Paris (6 brumaire an II, 28 octobre 1793)5.

Le 26 frimaire (16 décembre) il fut interrogé par le juge Deliège.On lui lut ses précédents interrogatoires, et ou lui demanda :

Si ses réponses contiennent vérité, et s'il y persiste.

R. Que oui.

D. S'il est né dans la caste des ci-devant nobles.

R. Que oui, pour son malheur.

A lui observé qu'il ne fera croire à personne... qu'il n'a point écrit les lettres, dont les brouillons sont joints aux pièces, aux infâmes conspirateurs à qui il les adressoit.

R. Qu'il persiste dans ses précédentes réponses.

À lui observé si, comme il le dit, il ne les a point adressés, ce qu'il ne fera jamais croire, qu'au moins il a eu l'intention de le faire.

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