‹ Histoire du Tribunal révolutionnaire de ParisChapitre 189 sur 451 · ta*., pièces 16, 20 et · texte numérisé non relu

ta*., pièces 16, 20 et

R. Qu'en effet il en a eu l'intention, mais que ses principes l'en ont empêché1.

Il fut jugé sur pièces et sans témoins \

Fayel était juge de paix de la section des Droits de rhomme avant le 10 août. Il fut destitué dès le 11 et il se retira à Arcueil : mais les ressentiments qu'il avait excités contre lui dans Paris surent bien l'y retrouver. Dans une dénonciation faite au comité révolutionnaire de son ancienne section, il était dit que vers juin 1792, à l'époque du repas donné par les Marseillais sur les ruines de la Bastille, étant en patrouille, il avait chargé son fusil sans ordre et dit à la vue des gens du peuple : En voilà de sainte Nation : Criez donc Sainte Nation, en traînant sur le mot nation par dérision. Qu'en outre, à la fête des Suisses de Châleauvieux, il en avait parlé avec mépris et « manifesté le désir d'avoir à juger quelque individu de cette canaille » ; enfin « qu'il ne donnait aux amis de la liberté d'autre dénomination que celle de scélérats et de f... gueux3 ».

Le Comité l'interrogea et l'envoya à la Conciergerie; et peu après, traduit devant le tribunal révolutionnaire, il fut. interrogé par Dumas (26 frimaire, 16 décembre):

D. Avez-vous été un des juges de paix salariés par la cour pour soutenir la tirannie et persécuter les patriotes?

R. Non.

D. Pourquoi dans sa section il s'est constamment montré tel?

R. Qu'il ne s'est pas montré tel.

D. Pourquoi, notamment après le 20 juin, il a sollicité et

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