Itrid., pièce
présence dans la maison, elles déclarent qu'elles l'y ont vu une fois; et la servante, que, l'ayant vu, elle en a fait des observations à sa maîtresse qui lui a dit que, si cela lui déplaisait, elle pouvait sortir. 11 n'y était venu que trois jours avant son arrestation.
Le i 5 frimaire, Dervillé interrogé de nouveau devant le tribunal d'Orléans,en audience publique, commença par une profession de foi détaillée. Pour le reste, ce furent à peu près les mêmes questions, les mêmes réponses. Notons seulement ce trait qui s'y ajoute :
Déclare l'accusé que toutes les personnes de la maison à la fille Poullin n'ont eu aucune part à son introduction, mais qu'elles s'y sont opposées, jusqu'à la domestique; de plus, qu'il n'a eu aucun rapport avec elles ; ne les voyoit point, ne mangeoit point avec elles, ne leur parloit pas même, sinon pour leur dire bonjour, ce qui étoit rare.
Où il prenoit ses repas? — Cela est indifférent1.
On interrogea de même les autres*, et la conclusion fut leur renvoi devant le tribunal révolutionnaire5.
A Paris, les interrogatoires recommencèrent devant le juge délégué de ce tribunal (21 frimaire, i" décembre).
Marie-Anne Poullin fut cette fois plus pressée de questions. On lui demanda :
Si lors de son arrestation elle n'avoit pas différentes personnes logées chez elle, et quelles étoient ces personnes.
— Que oui, et que c'étoit d'abord le citoyen d'Hervillers, à qui elle a voit donné le gîte pour quelques jours, et qu'il n'y étoit plus lors de son arrestation.