Ibid., pièce 15 (13 frimaire
Si pendant le temps que d'Hervillers a demeuré chez elle, il n'étoit pas travesti en femme.
— Que non.
On l'interrogea aussi sur les autres religieuses qu'elle logeait :
A elle demandé pour quelle raison elle retiroit chez elle toutes les ci-devant religieuses et prêtres réfractaires de préférence à d'autres.
— Qu'ayant des logements vacants, elle les a loués de préférence aux premiers venus.
Marguerite Besnard, interrogée à son tour, dit qu'elle était chez la citoyenne Poullin depuis vingt et un ans. Elle ajouta que sa maîtresse n'avait point l'habitude de loger en garni ; qu'elle ne l'avait fait que depuis la mort de ses parents, qui lui laissait des chambres vides. Elle répéta qu'elle n'avait vu Dervillé qu'une fois dans la maison, et qu'elle avait eu « quelques raisons avec sa maîtresse sur ce qu'elle recelait un prêtre », ce qui lui avait valu cette réponse : « que si cela ne lui plaisait pas elle n'avait qu'à sortir1 ».
L'interrogatoire de Dervillé (21 frimaire) fut plus bref, comme d'un homme dont on n'avait rien à attendre et qui n'avait rien à espérer : s'il a prêté serment, s'il a fait des tentatives auprès de ses confrères pour les empêcher de remplir leurs fonctions selon la constitution nouvelle du clergé; s'il n'a pas cherché à fanatiser le peuple contre les prêtres assermentés; et les questions sur ses logements \
L'acte d'accusation de Fouquier-Tinville était sans
i. Archives, W 503, 345, pièce 12.