‹ Histoire du Tribunal révolutionnaire de ParisChapitre 206 sur 451 · lbidu pièce · texte numérisé non relu

lbidu pièce

pitié. 11 tirait parti de ce fait que les accusés avaient été arrêtés à Orléans :

« Que la découverte de ce foyer de conspiration dans la commune d'Orléans jette un nouveau jour sur l'attentat horrible qui y a été commis sur un représentant du peuple *, et prouve que les poignards dirigés sur lui n'avoient été confiés aux assassins que par les conspirateurs de la Vendée et par les agents du fanatisme et du fédéralisme unis ensemble contre la patrie. »

On n'entendit aucun témoin1 : les pièces envoyées semblaient assez probantes. Le jésuite fut déclaré convaincu de tous ces attentats, et Marie-Anne Poullin complice, pour l'avoir recelé. Quant aux cinq autres religieuses, il parut trop fort de les déclarer coupables « d'intelligences avec les ennemis de la République », et notamment avec les brigands de la Vendée, pour ce seul fait qu'elles demeuraient dans la maison où Dervillé avait été passagèrement reçu par leur hôtesse. Le jury les acquitta sur la question des intentions contre-révolutionnaires. Mais pour Marguerite Besnard, comme elle servait Marie-Anne Poullin depuis plus de vingt ans, on la jugea « nécessairement suspecte » d'avoir partagé ses trames et ses complots. Sa fidélité envers sa maîtresse fut sa condamnation. Elle fut envoyée avec elle et avec l'ancien jésuite à la mort*.

Voici comment le juré Antonelle motiva son vole (et il eut soin de l'imprimer) :

J'ai rouvert en esprit les annales des infortunes et des sottises humaines :

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