Moniteur du 26 août
5. Séance du 15 septembre 1792 (Moniteur du 16). Sa lettre était da 10. Vey. plus bas son interrogatoire devant le juge Foucault.
nouvelle en arriva à la Convention (séance du 11 novembre) \ Ruhl, son concitoyen, qui naguère l'avait fait mandera la barre, rappela qu'il avait désobéi à cetordre; que, décrété d'accusation, il avait émigré et demanda si on ne devait pas le regarder comme émigré et lui appliquer la loi rendue la veille: c'était l'exécuter sans débat. Mais la Convention passa à l'ordre du jour, pour la raison qu'il existait un décret d'accusation contre lui * ; et ce fut Ruhl qui fut chargé d'en rédiger l'acte. Il eut bientôt achevé son travail. L'acte lu dans la séance du 20 novembre, fut immédiatement adopté5.
C'est à Strasbourg que Dietrich devait être jugé. Mais Saint-Just lut une adresse des députés extraordinaires des citoyens de Strasbourg (disons plutôt des Jacobins), qui récusaient d'avance le tribunal de celte ville, alléguant que l'accusé y avait un trop grand nombre de partisans et de complices ; et d'urgence la Convention vota son renvoi au tribunal du Doubs et sa translation dans les prisons de Besançon (12 décembre 1792)*. Dietrich protesta. Un mémoire de son défenseur, Kerversau, représentait que si ses ennemis avaient obtenu de l'éloigner de Strasbourg où l'affaire était déjà en partie instruite, il avait bien le droit de récuser le tribunal de Besançon qui lui était suspect comme ayant été choisi par eux5. Mais la protostation fut sans effet ; et
1. Elle fut portée par un aide de camp du général Ferrièrc (Moniteur du 43 novembre 1792).