Séance du 11 novembre. (Moniteur du
5. Moniteur du 21 novembre 1792. Une note insérée au Moniteur du 22 annonce qu'il s'est constitué prisonnier à l'Abbaye.
4. Moniteur du 44. — Voyez le décret d'accusation avec la réponse de Kcrversau, défenseur de Dietrich, à chacun des griefs (Bibl. nat., Lb41, 2516).
5. Appel à la Convention du décret qui ordonne la translation de Dietrich à Besancon pour être jugé par le tribunal du Doubs (signé par Kerversau, son défenseur). (Bibl. nat., Lb41, 2476).
le 23 décembre Dietrich était interrogé par le président de ce tribunal, Antoine-Melchior Nodier1. L'affaire traîna en longueur. Dans la séance du 27 janvier 1795, on lut à la Convention une lettre de Dietrich qui se plaignait des rigueurs d'une détention de trois mois et réclamait encore ses juges naturels, ceux de Strasbourg ; et Lanjuinais appuya sa demande. Mais Laurens la combnttil. Ce n'était pas seulement le Bas-Rhin; c'étaient les départements limitrophes, qui, connaissant mieux Dietrich, étaient suspects de faveur pour lui. Laurens déclara que les tribunaux du Haut et du Bas-Rhin, du Jura, des Vosges, étaient composés d'aristocrates, tandis que celui du Doubs était formé de patriotes, c'est-à-dire de gens sur lesquels on pouvait compter pour le condamner ; et le décret fut maintenu'.
Cette espérance fut trompée.
Le tribunal de Besançon ne condamna point Dietrich ; mais on ne le mit pas pour cela en liberté. Pendant ces longs délais, le tribunal révolutionnaire avait été établi, la loi des suspects décrétée, le gouvernement révolutionnaire constitué, et l'on a vu comment l'exposé des principes de ce gouvernement par Robespierre avait abouti au décret qui renvoyait Dietrich devant le tribunal. Dès le 7 septembre il avait été, par ordre du Comité de salut public, transféré à l'Abbaye5. Après la
1. L'interrogatoire porte sur ses relations avec Lafayelte qu'il vit & Pliaisbourg en janvier 1792, et avec lequel il n'avait correspondu que pour l'avertir des mouvements de l'ennemi en janvier 1792; sur l'adresse contre le 20 juin, qu'il dclïnd ; sur l'adresse contre le 10 août qu'il reconnaît de même, eu faisant observer que cette adresse fut envoyée le 12 et que c'est le 13 seulement que l'on connut à Strasbourg le décret de suspension du roi (Interrog. de Dietrich, Bibl. nat., Lb*«, 2515).