‹ Histoire du Tribunal révolutionnaire de ParisChapitre 22 sur 451 · LETTRES PRODUITES DANS SON INTERROGATOIRE · texte numérisé non relu

LETTRES PRODUITES DANS SON INTERROGATOIRE

«... Les trois quarts au moins des départements se sont déjà prononcés de la manière la plus forte pour renverser le thronne de l'anarchie. Les plus grandes mesures se prennent entre eux pour opérer cette heureuse révolution qui, j'espère, va être la dernière. » (Pièce 11.)

Ajoutez plusieurs lettres des Girondins, de Barbaroux ou de Gorsas, et d'autres pièces touchant la prise d'armes de Caen, de Bordeaux et de Marseille, pièces qu'on avait négligé de produire dans le procès des Girondins, et qu'on réunissait ici, quoiqu'elle n'y fût nommée en aucune sorte, pour l'en accabler1.

L'interrogatoire ne fut repris que deux jours après. Le grand grief, c'étaient ses liaisons avec les Girondins, et notamment avec Lauze-Duperret. On insistait- sur la contradiction qu'il y avait entre le peu de relations qu'elle disait avoir eues avec lui, et les lettres qu'elle lui avait écrites ou en avait reçues. Elle en dit l'occasion, et signala ce fait qu'à l'époque où avait commencé celte petite correspondance, il n'y avait point de ce qu'on appelait révolte ou rébellion ; et continuant elle-même

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