lbid., pièces 4, 5 et
de ce dernier est tout un mémoire contre Biron (6 nivôse, 26 décembre). Le 7, Biron lui-même fut interrogé par Subleyras. Le juge essaya de le surprendre dans ses rapports avec le duc d'Orléans ou avec les villes qui avaient pris les armes contre la Convention, à la suite du 31 mai :
D. S'il n'a pas demandé et s'il n'a pas employé auprès de lui, dans l'armée d'Italie, l'un des fils du ci-devant d'Orléans?
R. Qu'à son passage à Paris, où il resta quinze jours, le ci-devant d'Orléans lui dit que son fils Antoine, qu'il connoissoit déjà, désiroit être employé en sa qualité d'adjudant général chef de bataillon, à l'armée qu'il alloit commander.
Pache consulté y avait consenti.
D. Si, à l'époque où il a quitté l'armée d'Italie, le fils d'Orléans y étoit encore ?
11 répondit négativement : En avril, sur l'ordre du Conseil exécutif, le jeune prince avait été dirigé sur Paris. Biron avait su qu'il avait été arrêté par la garde nationale d'Aix et conduit à Marseille ; depuis il n'en avait pas eu de nouvelles.
On lui demande ensuite quelle route il a suivie pour aller soit à l'armée d'Italie soit à celle des Cotas de la Rochelle. — Il répond qu'il n'a été ni à Marseille, ni à Toulon; mais il a dû passer par Bordeaux quand il est allé à l'armée de la Rochelle. 11 en a reçu Tordre le 4 mai ; il y est arrivé le 28.
Pourquoi il est resté inactif? 11 allègue l'état de démoralisation et de désorganisation où était l'armée, après la déroute de Fontenay ; et ici commence sur les opérations de l'armée de la Rochelle une série de questions