‹ Histoire du Tribunal révolutionnaire de ParisChapitre 248 sur 451 · MANDRILLON ET LA FEMME LAVIOLETTE · texte numérisé non relu

MANDRILLON ET LA FEMME LAVIOLETTE

suite les Elats généraux des Pays-Bas, reconnurent Tindépendance des Étals-Unis d'Amérique. Il avait été à Berlin en 1784 et 1787, et en 4787, revenu à Amsterdam, il y avait rencontré le général prussien Kalkreuth.

Rentré en France en 1 790, il fut nommé commissaire du pouvoir exécutif en Belgique, lorsque les Français y entrèrent. Il y connut les époux Laviolette, grands patriotes, qui faisaient le commerce de toile à Courtrai ; et, lors de l'évacuation de la Belgique, il engagea la femme Laviolette à venir à Lille, où elle transporta en effet une partie de ses marchandises ; mais elle y apprit que son établissement de Courtrai était menacé. Mandrillon lui offrit une lettre de recommandation pour se rendre dans celte ville et obtenir l'appui du général prussien, a l'effet de rapporter en France le reste de sa fortune \

Cela était consigné dans une lettre écrite par lui au mari, Laviolette, où il disait :

Je me serois permis de combattre sa résolution (cette résolution était, de la part de la citoyenne Laviolette, de se rendre à Courtrai), en admirant son courage, si les conséquences n'étoient pas aussi urgentes et si je ne m'étois pas, heureusement, trouve dans le cas de la recommander au général prussien qui commande à Courtrai, à qui j'ai écrit. J'ai remis en même temps à votre épouse une lettre du duc régnant de Brunswick et une lettre du prince Frédéric, avec qui je suis intimement lié depuis mon séjour à Berlin. Ces lettres, qui prouvent que je suis leur ami, donneront plus de poids encore à ma recommandation, en cas que votre épouse ait besoin d'être protégée.

La femme Laviolette fit en effet le voyage, qui ne dura que quatre ou cinq jours ; mais au retour elle fut arrêtée.

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