lbid.t pièce 19 (15 frimaire
ble du capitaine des cannoniers de la section des Droits de l'homme1. Le procès n'en suivit pas moins son coure. Il fut interrogé le 15 nivôse, par le juge Denizot, qui, après lui avoir fait dire son nom, son âge (il avait vingt-cinq ans etdemi), lui demanda s'il avaitété instruildes projets de la cour, s'il avait tenu la conversation qui l'avait fait dénoncer; puis :
D. Où étiez vous le 10 août ?
R. J'ctois avec mon bataillon, dans la principale cour du château des Tuileries, où j'ai resté en faction auprès de ma pièce, depuis environ cinq heures du matin jusqu'à sept heures.
D. Relevé de votre faction, avez-vous ou non quitté votre bataillon?
R. Constamment je suis resté auprès de ma pièce, jusqu'au moment où, l'affaire finie, nous nous sommes, moi et mes camarades, retirés avec notre pièce au quartier général de ma section.
D. Avez-vous un défenseur1?
Ce fut tout. Le 25 il était exécuté5.
L'insurrection des départements contre la révolution violente du 51 mai, dont nous aurons à voir ailleurs les conséquences devant les tribunaux de province, motiva aussi le renvoi de plusieurs des plus signalés devant le tribunal révolutionnaire de Paris.
C'est ainsi que le même jour, 25 nivôse (12 janvier), il eut à juger J. J. Durand, ci-devant avocat et mnîlrede la cour des aides de Montpellier, puis maire de cette commune.