‹ Histoire du Tribunal révolutionnaire de ParisChapitre 260 sur 451 · lbid.% pièce · texte numérisé non relu

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4. lbid.t pièce 18. Extrait des registres de la société populaire de Béziers j 15 août.

prêtres. À l'évasion du laquais de la baronne Korff (le roi !) et de son arrestation à Varennes, je demandai la république; je fus persécuté ; je demandai le 10 août, je fus persécuté ; je la demandai [la république] dans le corps électoral de l'Aude lors des élections pour la Convention, je fus persécuté. Aujourd'hui aussi je suis persécuté, et savez-vous par qui ? par ceuxlà mêmes qui me persécutèrent dans tous les temps, et qui, tantôt feuillants, tantôt jacobins, selon que tout cela s'accoramodoit à leur ambition et à leurs intérêts, me poursuivent parce que j'étois jacobin et montagnard. Aujourd'hui ils me poursuivent comme fédéraliste. Remarquez bien que ce sont eux qui ont imprimé, disséminé des discours tendant au fédéralisme. Ils ont convoqué les assemblées primaires; leurs lettres de convocation sont dans les mains de tout le monde. Eh bien ! c'est moi qu'ils poursuivent, moi dont toute la vie n'est qu'un tissu d'actes patriotiques1.

Il renouvela par trois fois ses instances auprès deFouquier-Tinville. Le 8 septembre, il lui écrivait des prisons du Castellet, à Perpignan :

Les sans-culottes pleurent sur ma détention3.

Le 27, des prisons de Carcassonne, il lui dénonçait des manœuvres qui semblaient avoir pour but d'attirer sur lui les ressentiments populaires :

Il est bon que vous sachiez, citoyen, si vous ne le savez déjà par mes papiers, que je suis le cy-devant père Venance, aussi connu des patriotes que des amis de la poésie. Entre plusieurs placards manuscrits, voici celui qu'on a trouvé ce matin sur la porte extérieure des prisons.

Gy git dans ces prisons un frère capucin, Qui prêcha si longtemps l'horreur et le pillage. Passai! s, conduisez-le, cet infâme assassin, Sous le fatal couteau qui fait tant de ravage.

i. Archives, ibid., W 309, p. 17.

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