Ibid., pièce
L'ANCIEN CAPUCIN DOUGADOS. 353
Ce mauvais quatrain juge l'affaire. On voit bien quel est l'esprit de son auteur. Vous savez quels sont ceux qu'on accuse de prêcher d'anarchie et la loi agraire. Ce reproche n'est jamais tombé que sur ces infatigables sans-culottes qui veulent la liberté et l'égalité à tout prix.
Il ajoutait, à propos de l'adresse qu'on l'accusait d'avoir rédigée à la suite du 51 mai, que, s'il ne l'eût fait, d'autres s'en seraient chargés, et elle serait partie :
Je fis mieux, je la rédigeai et elle ne partit pas1.
Enfin, le 3 octobre, il écrivait encore à Fouquier-Tinville de la même prison :
Quoi ! absolument point d'ordre de vous qui me rende à la liberté1?
Mais déjà Fouquier-Tinville avait expédié l'ordre de l'envoyer à la Conciergerie. Sa lettre à Paccusaleur public du département de l'Aude est du 27 septembre, et le 9 octobre celui-ci lui annonçait qu'il faisait partir son prisonnier. — Il l'envoyait en voiture « à cause de sa maladie ». L'attestation des médecins portait :
Se trouvant affecté de symptômes vénériens si graves qu'une journée à pied ou à cheval pourroit le forcer de s'arrêter et pour longtemps dans quelqu'une des prisons de la- route3.
Le dernier visa des étapes indiquées sur sa feuille de route est de Joinville, 28 brumaire (18 novembre).
Le 4 frimaire (24 novembre), il fut interrogé par le juge Denizot*.