lbid.t W 30», dossier
sont pas à se repentir de n'avoir pas laissé tous les anciens officiers, surtout, à leur corps1. *
Il convint qu'il avait été en correspondance avec des émigrés, tant que cela était permis* :
D. Quels sont les émigrés avec lesquels tu as été en relation?
R. J'ai correspondu avec mon frère qui éloit parti sur un congé pour l'Amérique; avec l'aumônier du régiment et je crois même avec un Bargy ; mais j'observe qu'à cette époque le nom même d'émigré n'étoit pas connu.
D. As- tu jamais fait passer des fonds ou des secours à aucun émigré?
R. J'ai payé pour le P. Bernard (aumônier du régiment) quelques sommes qu'il a voit empruntées à un carme, lorsqu'il alla conduire un autre carme octogénaire à Chambéry, sa patrie; mais je n'ai nul souvenir d'avoir fait passer des fonds hors de France, même dans le temps où ça n'étoit pas prohibé par la loi.
D. As-tu été invité d'engager les officiers du régiment à faire quelque chose pour le P. Bernard, qu'on disoit réduit, à Chambéry, à la dernière indigence?
R. Les appointements de l'aumônier étant très peu considérables, le régiment lui faisoit un petit traitement pour l'aider à se soutenir : il le lui a continué quelques mois après son départ; et lorsqu'on m'invita dépenser à lui, je rendis compte de cette bienfaisance, et je crois d'ailleurs qu'à cette époque le P. Bernard quitta Chambéry pour passer eu Allemagne.
D. Quelle opinion t'étois-tu formée des projets et de l'espoir des émigrés, d'api es la correspondance que tu avois avec plusieurs d'entre eux2?