‹ Histoire du Tribunal révolutionnaire de ParisChapitre 265 sur 451 · Ibid., pièce · texte numérisé non relu

Ibid., pièce

558 CHAP. XXf. — NIVOSE (SKCONDE MOITIÉ).

longtemps après lui, chantés par les prisonniers en sa

mémoire1.

On l'accusait, ainsi que l'abbé Hollier, vicaire épiscopal de Bordeaux, et Teillaïid, d'avoir pris part au mouvement insurrectionnel de Bordeaux, à la suite du 51 mai.

Hollîer, disait l'accusateur public, avait été l'instrument de Guadel, de Vergniaud, de Gensonné : président des vingt-huit sections, il avait osé demander à Ysabeau, délégué de la Convention, ce qu'il venait faire à Bordeaux. Ducournau avait engagé les deux bataillons bordelais dont il faisait partie à revenir de la Vendée pour grossir la force départementale dirigée contre Paris. Teillard était allé au dépôt de Libourne pour former la cavalerie de cette petite armée ; et c'était lui qui avait arrêté les représentants Baudot et Ysabeau, à la sortie du spectacle, pour les conduire prisonniers à la municipalité1.

Ducournau avouait qu'il était membre de la Société des Récollets, sorte de feuillants bordelais, et à ce titre suspect de faveur pour le parti de la Gironde ; mais il affirmait qu'il n'avait pas été de l'assemblée réunie par la Commission populaire, formée alors pour diriger ce mouvement : il se trouvait en ce temps-là en Vendée, occupé à combattre les rebelles, — non à débaucher ses compagnons, comme on le prétendait, — et à son retour la Commission était dissoute. L'abbé Hollier se disait comme lui affilié aux Récollets, mais étranger à la Commission populaire, et Teillard, qui n'avait été ni des uns ni des autres, niait les charges particulières qu'on

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