Ibid., pièce 28. — 3. Ibid. .pièce 27 (21 frimaire
4. Archives, W 516, dossier 457, pièces 3, 4 et 5. — 5. Ibid., p. 3.
ment contre Roettiers qui se trouvait auxTuileries au jour qualifie par la Révolution « la journée des Poignards » :
Que d'après ce fait avoué par lui-même, Roettiers doit être considéré comme le complice de toutes les conspirations qui ont existé de la part du tyran; qu'il paroît aussi constant qu'il étoit du nombre des assassins du peuple réunis aux Thuilleries le 10 août 17Ô2, et que la fuite a dérobés à sa juste vengeance1.
Ils furent tous les trois condamnés. La marquise de Charras en conclut-elle qu'elle méritait de l'être et que la Révolution faisait bien ce qu'elle faisait?
Avant d'aller à l'échafaud, elle se souvint de quelques pauvres serviteurs dont elle était la débitrice, et elle essaya de sauver au moins de la confiscation de ses biens de quoi les payer. On trouve dans les papiers du parquet de Fouquier-Tinville la note suivante :
Il est dû au nomme Jor et [à] sa femme, qui me servaient à Asnières et qui ont trois enfants, mille ccus tant de gages que d'argent qu'ils avaient mis de confiance entre nos mains, et dont j'avais promis de leur faire une reconnaissance. C'est tout ce qu'ils possèdent. Ils n'ont que cela pour vivre avec leurs trois enfants, c'est une dette sacrée que je supplie qui soit acquittée.
Suivent cinq autres articles analogues pour différentes dettes avec la même sollicitude pour les créanciers :
Je prie que cela soit acquitté.
A. J. Roettiers de la Chauviserie-Charras. Je prie en général d'acquitter toutes mes dettes.
A. J. R. Charras*.
Cela touchait fort peu les juges.
1. Archires,W 346, dosaier 457, pièce 2 (jugement). — 2. W 421,fpièce 154.